Enseignement et formation à l'international

Un enseignement de qualité et reconnu à l’étranger

Outre les formations diplômantes ouvertes aux francophones, et donc à nos homologues de Belgique, de Suisse, d’Afrique ou d’ailleurs (DIU de pathologie neuromusculaire, DIU de pathologie du nerf périphérique autres), un enseignement spécifique de myologie dispensé en anglais est organisé chaque année depuis 1997 pour des étudiants venant du monde entier.

En 18 ans d’existence, la Summer School of Myology de Paris a attiré et formé plus de 500 élèves qui constituent de facto un réseau de correspondants fidèles et prêts à servir de relais localement. Le succès de cette université d’été nous a amené à exporter le modèle tant en Amérique Latine (EVELAM : escuela eurolatinoamericana de miologia)) et en Russie (école euro-russe de myologie), les Américains s’en inspirant très largement, avec notre assentiment, pour créer depuis trois ans un enseignement similaire et condensé dans le temps à Columbus, dans l’Ohio. Nos homologues anglais dispensent aussi un enseignement plus court à Londres avec un public plus large dans sa composition. Cet engouement pour l’école française de myologie au sens large a permis l’accueil de nombreux stagiaires, médecins ou chercheurs.

Dans le domaine plus spécifique de la recherche, l’initiative prise conjointement par la France et l’Allemagne aboutissant à la création d’une école doctorale de myologie (MyoGrad, www.myograd.org) est jugée comme exemplaire. Le partenariat privilégié entre les universités de l’UPMC (Paris) et de la Charité (Berlin) a facilité la mise en place de cette école doctorale en 2010 avec le soutien de la DFG (pour 4 ans), de l’UPMC et de l’AFM. Ceci a permis le financement, à ce jour, de 40 doctorants de 18 nationalités différentes. Cinq d’entre eux sont maintenant diplômés de l’UPMC et de lUniversité librede Berlin (FU). Myograd créé au départ entre deux universités, UPMC Paris et FU Berlin s’étend maintenant sur plusieurs universités françaises dont celles de Versailles-Saint Quentin et celle de Créteil. La difficulté actuelle après l’arrêt du soutien financier de la DFG est de poursuivre la dynamique initialement engagée et décrocher des sources alternatives pour le financement des futurs doctorants.